
direction
artistique :
BRUNO
BOUCHÉ
FRANCE
.
Trente-deux danseurs permanents de formation académique, venus du monde entier, sélectionnés pour leur polyvalence et leur goût pour la création. Dirigé par Bruno Bouché depuis 2017, le Ballet s’appuie sur un rayonnement international unique, construit par cinquante ans de collaboration et de proximité avec les grandes figures de la chorégraphie classique et contemporaine ainsi qu’un engagement profond auprès des publics sur l’ensemble du territoire régional.
TOURNée 25/26

Bruno Bouché
Bruno Bouché est directeur artistique du CCN-Ballet de l'Opéra national du Rhin depuis 2017. Engagé dans le Corps de Ballet de l'Opéra national de Paris en 1996, il est nommé Sujet en 2002. Il danse sous la direction de Brigitte Lefèvre jusqu'en 2014 et interprète des pièces de George Balanchine, Pina Bausch, Maurice Béjart, William Forsythe, Jiří Kylián, José Martinez, Rudolf Noureev, Roland Petit, Angelin Preljocaj, Laura Scozzi, Tino Sehgal, Saburo Teschigawra. De 1999 à 2017, il dirige la compagnie Incidence Chorégraphique, qui produit les créations de danseurs de l'Opéra de Paris et d'artistes indépendants. Il y signe des chorégraphies depuis 2003, dont Bless-ainsi soit-Il, Nous ne cesserons pas, From the Human Body. Il collabore avec JR pour son film Les Bosquets. Il crée Between light and nowhere (2016) au Suzanne Dellal Center de Tel Aviv. En 2013, il prend la direction du festival Les Synodales à Sens et du concours chorégraphique contemporain jeunes compagnies. Pour l'Opéra national de Paris il crée SOI-Ătman et Music for Pieces of Wood (2013), Yourodivy (2014), Amores 4 et Dance Musique 3-2-1(2015), Undoing World (2017). En 2014-2015, il mène le projet Dix mois d'école et d'Opéra et crée Ça manque d'amour. Pendant la saison 2015/2016, il prend part à l'Académie de Chorégraphie au sein de l'Opéra national de Paris (direction Benjamin Millepied). Il signe la chorégraphie des mises en scène de Clément Hervieu Léger : Monsieur de Pourceaugnac avec William Christie et les Arts Florissant, Une dernière soirée de Carnaval (Théâtre les Bouffes du Nord) et La Cerisaie (Comédie Française). Il reçoit le Grand Prix de la critique de la personnalité chorégraphique de l'année 2018. Pour sa dernière création Offrande (2021), Mié Coquempot l'invite à ses côtés ainsi que Béatrice Massin à chorégraphier l'Offrande musicale de J-S Bach. Avec le Ballet de l'Opéra national du Rhin il créé Fireflies (2018), 40D en hommage à Eva Kleinitz (2019), Les Ailes de désir (2021) ainsi que L'Œuvre qui va suivre avec le peintre Silvère Jarrosson en mars 2023 pour le Musée Unterlinden de Colmar. Il est Officier des Arts et des Lettres.
– entretien
avec
WILLIAM Forsythe
Comment vous définissez-vous ? — Je suis un utilisateur du ballet classique, du système classique, mais pas de sa rhétorique. Comment travaillez-vous ? — Je pars de n’importe quoi, un mot, une couleur, un son, un espace. Ensuite, je fabrique mon matériel: un mouvement, une lumière, un son avec un objet, un objet avec un mouvement, un son avec une lumière et un mouvement, parfois tout ensemble. Je fais des séquences, ensuite je les monte comme un film. Voyez-vous un futur au ballet classique ? — Le vocabulaire n’est pas, ne sera jamais vieux : c’est l’écriture qui date. Si son écriture évolue, il n’y a aucune raison pour que le ballet classique disparaisse. »
– Entretien avec William Forsythe, juin 1988.
Il y a quarante ans, le chorégraphe américain William Forsythe prenait la direction du Ballet de Francfort et posait avec sa pièce Artifact (1984) le premier jalon d’une aventure artistique au long cours qui allait profondément renouveler l’écriture et l’approche contemporaine de la danse, et ouvrir celle-ci à l’influence d’autres disciplines. Le Ballet de l’Opéra national du Rhin retrace cette révolution en réunissant pour la première fois trois pièces de Forsythe créées dans les années 1990 sur des musiques de Gavin Bryars, Ludwig van Beethoven et Thom Willems: l’hypnotique Quintett (1993) , le virtuose Trio (1996) qui fait son entrée au répertoire de la compagnie, et enfin le magnétique Enemy in the Figure (1989) .
Un programme détonnant, qui met à l’honneur la vitesse et la puissance des corps.

Enemy in the Figure (1989)
Quintett (1993),

Trio (1996)

A
Quintett ( 1993 ),


Chorégraphie
William Forsythe
En collaboration avec
Dana Caspersen,
Stephen Galloway,
Jacopo Godani,
Thomas McManus,
Jones San Martin
Musique
Gavin Bryars
Costumes
Stephen Galloway
Décors et lumières
William Forsythe
Quintett est une pièce unique parmi les nombreux chefs-d’œuvre de William Forsythe. Lorsqu’il crée la pièce, pendant les répétitions, sa femme est en train de mourir. Il doit très souvent s’absenter. Les cinq interprètes vont alors se saisir du processus de création
pour ne pas le laisser tomber… le groupe décide de reprendre le travail, de continuer ensemble. Tout est couleurs, courses, regards, connexions, complexité jubilatoire des mouvements, respirations. extrêmes : 120 battements de cœur par minute et bien plus pour
les interprètes qui se lancent à bras le corps dans cette pièce. Lamusique et le texte de Gavin Bryars qui accompagnent cettecourse métaphysique la rendent d’autant plus déchirante : Jesus'Blood Never Failed Me Yet (« Le sang de Jésus ne m'a encore jamais manqué»).
Pièce pour 5 danseurs
Reprise. Créée en 1993 par
le Ballet de Francfort. Entrée
au répertoire du Ballet de l’OnR en 2017.
B
TRIO ( 1996 )
Pièce pour 3 danseurs
Entrée au répertoire. Créée en
1996 par le Ballet de Francfort.


Chorégraphie et scénographie
William Forsythe
Musique Ludwig van Beethoven
Lumières Tanja Rühl
Costumes Stephen Galloway
C
ENEMY IN THE FIGURE
Créée en 1989 par le Ballet de Francfort


Chorégraphie :
William Forsythe
Musique :
Thom Willems
Scénographie,
lumières et costumes :
William Forsythe
Pièce pour 11 danseurs.
28 minutes.

« Enemy in the Figure est un sombre poème envoûtant sur la vision, la perception, la forme et le chaos. Dans un univers à la fois frénétique et calme, Enemy in the Figure, une pièce non-narrative de mystère et d’urgence, d’isolement et de rapport, confronte l’automatisme et l’humain : la danse agissant comme intermédiaire à d’infinies possibilités. » Roslyn Sulcas, New York Times pour la Première par le Ballet de Francfort,
le 13 Mai 2019
Un écran ondulé traverse en diagonale la scène où attend un projecteur roulant. De la pénombre surgissent les silhouettes fantomatiques de onze danseurs dont les convulsions géométriques jouent avec la lumière au rythme lancinant de la musique de Thom Willems.
EN REGARD
Léo Lérus / Sharon Eyal

Ici de Léo Lérus. (Création.)
The Look de Sharon Eyal.
Entrée au répertoire.
Créée par la Batsheva Dance Company en 2019.
Spectacle pour l’ensemble de la compagnie, présenté avec des musiques enregistrées.
Durée 1 heure et 10 minutes sans entracte

PRESENTATION
« Faire corps » signifie transcender les individualités pour les unir autour d’une même force fédératrice. Dans The Look, les silhouettes sombres des danseurs et des danseuses se confondent et semblent ne faire qu’un – un organisme, un écosystème ou peut-être un microcosme. Un tout qui observe le public droit dans les yeux, et qui respire, se déploie, ondule et vit au rythme hypnotique et organique d’un flot musical aux influences tribales et post-industrielles. En regard de cette transe futuriste et collective, les solos et les ensembles intimistes d’Ici s’inspirent librement de la culture créole pour célébrer la singularité et les rencontres d’individus solaires, dont les mouvements génèrent sur scène des variations de sons et de lumières.
Sharon Eyal et Léo Lérus cultivent depuis vingt ans une complicité artistique et professionnelle,née de leur rencontre au sein de la Batsheva Dance Company. À l’invitation du Ballet de l’OnR, ils ont imaginé ensemble le diptyque En regard afin de faire entrer en résonance leurs deux univers. Mêlant rigueur technique et expressivité brute, la pièce The Look (2019) renvoie pourSharon Eyal à un mantra du Mahatma Gandhi – « Nobody can hurt me without my permission »
– évoquant la résilience du corps, de l’esprit et des communautés humaines face à la violence
et l’oppression. Elle trouve un prolongement et un miroir dans la nouvelle création de Léo Lérus, Ici, qui insuffle sa sensibilité et une énergie contemporaine à des traditions chorégraphiques etmusicales guadeloupéennes remontant à la périodede l’esclavage.

ICI
Pièce pour 12 danseurs
Chorégraphie, en collaboraIon avec les interprètes : Léo Lérus
ComposiIon sonore : Denis Guivarc’h
Costumes : Bénédicte Blaison
Lumières : Chloé Bouju


THE LOOK
Pièce pour 18 danseurs
Chorégraphie : Sharon Eyal
Musique : Ori Lich4k
Costumes : Rebecca HyQng
Lumières : Alon Cohen




Soirée
WILLIAM FORSYTHRE
EN REGARD,
Sharon Eyal /
Léo Lerus
17
-
Quai 9, Lanester,France
avril26

Soirée
WILLIAM FORSYTHRE
EN REGARD,
(Sharon Eyal /
Léo Lerus
07
-
Aditorium,Opéra de Dijon,France
OCTOBRE 25

voir SAISON
25/26
