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JOSÉ MONTALVO

José Montalvo, Directeur Artistique

En parallèle d'études d'histoire de l'art et d'arts plastiques, José Montalvo apprend la danse auprès du chorégraphe américain Jerome Andrews, ainsi que de Françoise et Dominique Dupuy, disciples du chorégraphe « expressionniste » Jean Weidt. Il danse dans leur compagnie Les Ballets modernes de Paris et enrichit sa formation en suivant les stages de Carolyn Carlson, Lucinda Childs, Alwin Nikolais et Merce Cunningham. Il réalise de courtes pièces ludiques, sortes d'aphorismes chorégraphiques, pour lesquelles il reçoit des prix aux concours internationaux de Nyon (1986), Paris (1987), Cagliari (1988). Ses pièces sont interprétées par Dominique Hervieu: c'est le début d'une aventure artistique et d'une profonde complicité, qui donnera naissance à la Compagnie Montalvo-Hervieu en 1988. En 1989, il s'engage dans une voie nouvelle: la création d'événements in situ avec les Danses à voir et à danser. En 1993, il participe aux Arts étonnants au Théâtre National de Chaillot dans le cadre du festival Paris quartier d'été et créé, la même année, avec le vidéaste Michel Coste, Double Trouble.

Depuis cette période, José Montalvo, assisté de Dominique Hervieu, s'investit dans la production d'un ensemble d'œuvres qui se répondent tout en se suffisant à elles-mêmes: Hollaka Hollala (1994), La Gloire de Jérôme A. (1996), Pilhaou Thibaou (1996), Les Surprises de Mnémosyne (1996), La Mitrailleuse en état de grâce (1997), Paradis (1997), Le Jardin Io Io Ito Ito (1999), Babelle heureuse (2002). Il créé en 1999, pour les danseurs étoiles de l'Opéra national de Paris, Le Rire de la lyre.

En 1998, José Montalvo et Dominique Hervieu sont nommés directeurs du Centre chorégraphique national de Créteil et du Val-de-Marne. En 2000, José Montalvo est parallèlement nommé directeur de la danse au Théâtre National de Chaillot. En 2001, à Londres, il reçoit avec Dominique Hervieu le Prix Laurence Olivier pour Le Jardin Io Io Ito Ito, meilleur spectacle de danse de l'année. En 2004, ils créent ensemble la chorégraphie et la mise en scène de l'opéra de Jean-Philippe Rameau Les Paladins au Théâtre du Châtelet. Salué par la presse internationale, le spectacle est nominé en 2005 pour le Prix Laurence Olivier dans la catégorie Best new opera production et reçoit à Prague le Prix de la meilleure captation d'opéra pour le film réalisé par François Roussillon, le Grand prix audiovisuel et DVD de l'Académie Charles Cros 2006 et le Diapason d'or de l'année 2006 décerné au meilleur DVD.

En 2005, On danƒe reçoit un accueil critique et public enthousiaste. En 2006, José Montalvo reçoit avec Dominique Hervieu le Prix chorégraphique de la SACD. En 2008, ils consacrent un diptyque à George Gershwin composé de deux œuvres très contrastées: Porgy and Bess, saluée par la presse et ovationnée par le public, et Good Morning, Mr. Gershwin. En juin 2008, José Montalvo et Dominique Hervieu sont nommés à la direction du Théâtre National de Chaillot. En mai 2010, ils y créent Orphée, à la manière d'une plongée dans la richesse foisonnante des interprétations du mythe d'Orphée à travers les siècles. Lalala Gershwin, une variation autour de Good Morning, Mr. Gershwin voit le jour à l'automne 2010 à Chaillot et scelle leur dernière création ensemble avant que Dominique Hervieu ne quitte le théâtre pour diriger la Maison de la danse et la Biennale de Lyon.

Devenu artiste permanent au Théâtre National de Chaillot, aux côtés de Didier Deschamps, son directeur, José Montalvo y crée Don Quichotte du Trocadéro en 2013, spectacle repris en 2014. Il reçoit pour ce spectacle le prix spécial du Meilleur spectacle étranger présenté en Italie lors de la cérémonie des Maschere del Teatro Italiano, l'équivalent transalpin des Molières. En 2014, il crée également un spéctacle jeune public, Asa Nisi Masa. 

En 2016, Il est nommé Artiste Directeur à la Maison des Arts et de la Culture de Créteil et du Val de Marne. La possibilité de se lancer un nouveau défi l’enthousiasme.

À l’heure des communautés d’agglomérations et des grandes régions européennes, la mise en œuvre d’un projet original et lisible pour une scène nationale dans une région capitale paraît pour lui un grand et beau challenge à relever. Porté par une double et exaltante ambition, il entend préserver l’excellence de la création artistique sur le plateau et porter haut l’idéal de la démocratisation de son art. Un projet social et politique.

En 2018, Il crée 2018 « Carmen(s)» qui trace le portrait en creux de Carmen de Bizet à travers des femmes d’aujourd’hui.

En 2021, Après deux années et de nombreuses vicissitudes dues à la crise sanitaire, il crée « Gloria, la vie est une fête.


 

©Patrick Berger

JOSÉ MONTALVO

Programmes

Y Olé !

Chorégraphie, scénographie et conception vidéo : José Montalvo

Lumières : Gilles Durand, Vincent Paoli
Coordination artistique : Mélinda Muset-Cissé
Collaborateurs artistiques à la vidéo : Sylvain Decay, Pascal Minet
Infographie : Sylvain Decay, Clio Gavagni, Michel Jaen Montalvo

Avec : 16 interprètes

Durée : 70 minutes

Production Théâtre National de Chaillot

Coproduction Les Théâtres de la Ville de Luxembourg

 

Note d'intention de José Montalvo


«Nous mettrons une figure égyptienne à côté [du dessin] d'un petit Zeh [l'un des enfants de l'architecte munichois Auguste Zeh], une œuvre chinoise face à une de Rousseau,une image populaire à côté d'un Picasso et beaucoup de choses du même genre !», écrivait Kandinsky à son frère Marc au sujet de l'esprit qui devait présider à la naissance de L'Almanach der Blaue Reiter(Le Cavalier bleu). On rapproche souvent le tableau de Pablo Picasso Les Demoiselles d'Avignon et Le Sacre du printemps d'Igor Stravinsky comme étant deux grandes œuvres emblématiques de la modernité. Cette nouvelle création que je prépare se présente comme un diptyque chorégraphique dans lequel j'ai voulu poser une image populaire à côté d'un tableau de Picasso, poser des chansons populaires à côté d'une œuvre de Stravinsky...

 

La pièce sera ainsi composée de deux parties musicales très distinctes qui jouent avec les classifications des cultures musicales savantes et populaires, sans les fondre ni les confondre. Deux parties intentionnellement hétérogènes, comme notre vie quotidienne l'est parfois : on peut dans la même journée écouter de la musique baroque, du rock ou de la musique hip hopet sortir bouleversé d'un concert de musique classique ou contemporaine. Pour moi, accepter ce mélange des genres est une manière de penser et de sentir le monde. De jouer sans dogmatisme avec la culture d'élite et la culture de masse pour laisser la porte ouverte à l'exigence d'invention. 

 

 

GLORIA, La vie est une fête

Chorégraphie, scénographie, conception vidéo : José Montalvo

Assistante à la chorégraphie : Joëlle Iffrig

Scénographie, lumières : Didier Brun

Son : Pipo Gomes

Costumes : Agnès d'At, Anne Lorenzo

Collaborateurs artistiques à la vidéo : Sylvain Decay, Franck Lacourt

Collaborateurs artistiques : Sylvain Decay, Clio Gavagni, Michel Jaen Montalvo

Interprété par : Karim Ahansal dit Pépito, Michael Arnaud, Rachid Aziki dit ZK Flash, Nadège Blagone dit Sellou, Eléonore Dugué, Serge Dupont Tsakap, Fran Espinosa, Samuel Florimond dit Magnum, Elizabeth Gahl, Rocío Garcia, Florent Gosserez dit Acrow, Rosa Herrador, Dafra Keita, Chika Nakayama, Beatriz Santiago, Denis Sithadé Ros dit Sitha

 

Production Maison des Arts et de la Culture de Créteil. Coproduction Chaillot - Théâtre national de la Danse; Le Channel, scène nationale de Calais (volet participatif); Festspielhaus Saint Pölten. Action financée par la Région Île-de-France. Avec le soutien de La Briqueterie-CDCN du Val-de-Marne.

 

J’aime Gloria pour sa gaité, son sens de la fête, son goût de la vie, qu’elle exprime à travers ses chants, ses danses.
J’aime Gloria pour son allégresse, pour elle, indissociable, du sentiment tragique de l’existence.
J’aime Gloria pour son talent à ne rien prendre jamais au sérieux, pour son infini désir de danser. 
Pour elle, la danse parcourt charnellement les enjeux de notre condition humaine. 
Pour elle, danser exalte la part lumineuse qui est en nous et nous lie indissociablement à la joie de vivre.
La vie ne serait t’elle pas plus ample, plus respirable lorsque l’on danse plutôt que lorsque l’on ne danse pas !
Artiste chorégraphe, sorcière, fée, joueuse, baroque, loufoque, luxuriante, Gloria ne peut imaginer sa vie sans danser. Viscéralement liée à l’inspiration enivrante qu’elle y puise, la danse est pour elle un catalyseur de joie, un plaisir communicatif d’être au monde.
Ce qui préside et guide toute la vie de Gloria ? Transmettre sans limite la joie de danser. Elle aime à dire en souriant que la joie de danser permet d’accéder à la sagesse, d’embrasser plus joyeusement l’existence, de trouver une  entente plus jouissive entre la réalité et soi-même. Gloria sait que face à l'ennui du quotidien et aux drames existentiels, face au chaos écologique annoncé, face à la violence, à la cupidité aveugle, à l’exclusion, à la marchandisation à tout-va, il reste peu de possibilités de se réjouir, mais elle n'y voit aucune raison de désespérer. La danse est là comme un ilot, une terre d’asile, un pays de cocagne, un Eden terrestre, qui permet d’entrer radieusement en résistance.
Elle aime dire «Le monde entier est mon pays» et accueille dans ses œuvres les saveurs physiques des danses venues des six continents.
Cette pièce est le second volet d’un diptyque, en miroir de ma précédente pièce Carmen(s). J’aimerais, dans ce second volet, créer une œuvre portée par la gaité incandescente de Gloria, par son sens de la fête et son goût de la vie.
En filigrane, l’œuvre glorifie et rend hommage à la puissance des artistes chorégraphiques, connus ou méconnus, rencontrés par mes danseurs et moi-même au fil de nos parcours de vie. Ils ont été des sources d’encouragement en nous aidant à nous surpasser, à hausser notre quotidien d’un ton. Évoqués sous forme de clins d’œil humoristiques, insolites, et décalés, ils formeront le puzzle musical et chorégraphique d’une vie d’artiste, reconnaissante et transfigurée par le talent des autres et donnant naissance à la polyphonie de Gloria - José Montalvo

 

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